Conditionnement skinnerien ou conditionnement opérant

conditionnement opérant

Skinner a développé en partie le système de conditionnement opérant.

Le conditionnement opérant : c’est un apprentissage qui demande au sujet de réaliser une opération (opération dans le sens de comportement, action). On appelle aussi cela le conditionnement instrumental, car le sujet doit utiliser un objet (au sens large). Dans ce conditionnement, le sujet va apprendre qu’il y a une relation, c-a-d qu’il va faire l’association entre un comportement et une conséquence.

Exemple : La cage de Skinner

Elle est séparée en deux compartiments (A et B). Dans le compartiment A, il y a un levier et dans le B, il y a un distributeur de nourritures.

Chaque fois que l’on appuie sur le levier, de la nourriture est distribuée dans le compartiment B.

Dans ce test, on place un rat au centre de la cage. L’animal subit une privation alimentaire au préalable pour qu’il ait faim. Au départ, l’animal va explorer la cage au hasard, il va par hasard appuyer sur le levier. Puis il va aller dans le compartiment B pour manger de la nourriture.

Progressivement l’animal fait le lien entre son comportement et une conséquence qui est la distribution de la nourriture.

Dans le conditionnement classique, l’animal est passif dans l’apprentissage. Il n’a rien à faire. Mais dans le conditionnement instrumental, le sujet est actif.

conditionnement classique (Pavlov) XIXème conditionnement instrumental (Skinner) 40ies

La succession des évènements ne dépend pas du comportement du $

ð Il s’agit d’essais distincts mesurés en performances

Le comportement du $ influe sur la situation expérimentale on évalue la performance par la fréquence au débit de réponses

La réponse à conditionner suit le stimulus inconditionnel, et donc ne le contrôle pas.

La réponse à conditionner (appuis sur le levier) précède et contrôle le stimulus inconditionnel. L’ordre temporel est inversé.
On dit qu’il y a induction d’un besoin en réponse au stimulus neutre ou au stimulus conditionnel On dit qu’il y a réduction du besoin – de la faim du rat artificiellement créée d’abord.

Il y a substitution du stimulus neutre au stimulus conditionnel : il y a création de liaison de type S-S (stimulus-stimulus), liaison régie par la loi de contiguïté (proximité relative temporelle des stimuli)

Il s’agit d’une liaison de type S-R (stimulus-réponse) régie par la loi de l’effet de thorndike qui consiste en ce que la force d’une liaison évolue selon son effet : s’il est positif – d’autant plus, s’il est négatif – créations d’associations plus complexes, moins directes mais réelles.

La réponse conditionnelle et la réponse inconditionnelle sont à peu près identiques et peuvent être de type végétatif ou somatique (musculature des membres, par ex.)

La réponse conditionnelle et la réponse inconditionnelle peuvent être relativement différentes. Il s’agit presque toujours de réponses somatiques liées au système cérebro-spinal (vers l’extérieur)
La réponse appartient le plus souvent au répertoire naturel du $ð la probabilité d’émission de cette réponse est d’emblée élevée. La probabilité de la réponse est faible au début et croît progressivement.