Développement des tests psycho au XXème siècle

Développement des tests psycho

L’introduction de l’échelle de Binet-Simon stimule le développement de la mesure et de la psychologie clinique aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Jenkins et Paterson (1961) disent qu’il n’y a eu aucune évolution qui a eu un impact aussi important en Occident que l’introduction de l’échelle de Binet-Simon aux Etats-Unis.

Pour Tuddenham, le recours aux tests, et donc à la mesure, est le triomphe du pragmatisme pour :

– démontrer la possibilité d’évaluer quelque chose de mental, ce qui est une preuve de faisabilité.

– provoquer le développement d’autres tests dans des objectifs différents.

– que le public accepte l’idée de la mesure : la population générale va accepter le recours aux tests pour l’école, l’armée et l’industrie.

L’intérêt pour le QI aux Etats-Unis est à la base du mouvement des tests.

Binet et Simon sont reconnus comme étant les premiers à avoir offert un moyen pratique et objectif pour évaluer les capacités mentales. Le succès du Binet-Simon va augmenter quand ils vont abandonner la tentative de mesurer l’intelligence avec des éléments différents (conception unitaire de l’intelligence).

Des tests ont été construits pour mesurer les différentes facettes des capacités cognitives.

Ce champ d’étude nécessite une réelle compréhension de la construction des tests, de leurs abords et de leurs limites : c’est la création de la psychométrie. Cette discipline est marquée par la notion d’intelligence et par l’utilisation qui en est faite d’un point de vue socioéconomique et politique.

Le XIXème siècle a inventé la notion d’intelligence :   – on la considère comme une capacité fondamentale responsable de la supériorité de l’espèce humaine dans l’évolution.

– on la considère comme responsable de l’infériorité ou de la supériorité des différentes conditions de l’espèce humaine. Cette position a été générée par Galton qui travaillait dans l’objectif d’appliquer la théorie de Darwin à l’intérieur de l’espèce humaine. Il utilise cette théorie pour expliquer les différences d’intelligence. Il utilise le terme d’eugénisme qui signifie “bien né”.

Galton est le précurseur du mouvement eugéniste très populaire au début du XXème siècle. Il augment sous l’impulsion d’adeptes (Davenport, Grant, Laughlin) qui considèrent l’eugénisme comme un objectif de planification sociale. Des laboratoires d’eugénisme sont créés. On utilise la mesure des tests d’intelligence et des statistiques pour étudier les ressemblances entre les parents et les descendants pour déterminer l’hérédité. On applique ce procédé à plusieurs comportements (alcoolisme, délinquance…). On propose une planification sociale centrée sur la sélection positive et négative (mariages et enfants de personnes “bien nées” pour éliminer les mauvais gènes).