L’apport de la neurophysiologie à la psychologie

L'apport de la neurophysiologie

Beaucoup considèrent que les premières études du cerveau apparaissent dès le Papyrus Edwin Smith, rédigé vers 1500 av. J.C., qui décrit de manière rationnelle et non magique différentes interventions chirurgicales à opérer sur différents types de blessures de guerre, notamment à la tête. Il nous permet de comprendre que les Egyptiens avaient déjà une approche médicale du système nerveux. Plus tard, en 460 av. J.C., Hippocrates scellera les connaissances antiques du système nerveux dans ses études sur l’épilepsie, dont il décelait l’origine cérébrale. Jusqu’à nos jours, de nombreux chercheurs et scientifiques ont su déduire le caractère nerveux de nombreux troubles physiques et psychiques, dont par exemple Léonard de Vinci ou Robert Burton et ses fameuses études sur la mélancolie.

Comment définir les neurosciences ?

Aujourd’hui, on classe les études sur le fonctionnement des neurones, comme la neurobiologie, dans les neurosciences. Elles ont pour objectif d’analyser et de décrire les relations entre les différentes parties du cerveau et les différentes fonctions du système nerveux, de l’échelle la plus petite (les molécules) à l’échelle la plus grandes (réseaux neuronaux plus complexes). On regroupe ici de nombreuses sciences neurologiques, à la fois d’ordre biologique ou comportemental. On étudie ainsi les organes cérébraux et leurs fonctions, ainsi que l’organisation et la composition du système nerveux central et des autres systèmes périphériques (dendrites, axones, protéines, synapse…). Tous ces éléments sont ainsi observés et étudiés dans leurs relations les uns aux autres, et surtout dans leurs influences sur le comportement et la psychologie de l’individu. C’est précisément sur ce point que la neurophysiologie est de mieux en mieux considérée par les psychologues et, on peut le dire, prend une place de plus en plus important dans le domaine des études sur la psychologie.

Les intérêts communs de la neurophysiologie et de la psychologie

Avec un objet d’étude différent, ces deux disciplines s’attachent néanmoins à mieux comprendre la même chose: ce qui influence le comportement de l’individu à titre personnel et social. Au-delà des méthodes de la psychanalyse et de la psychiatrie, la prise en compte par la psychologie des sciences qui s’attachent à la descriptions des fonctionnements physiques de l’appareil nerveux permet une approche plus rationnelle de la psychologie ; sans doute accroit-elle ainsi sa légitimité auprès des scientifiques et des médecins les plus perplexes à son égard. Sa méthode, basée sur une observation rigoureuse et débarrassée de tout l’aspect habituellement plus interprétatif des études psychologiques, séduit aujourd’hui de nombreux écrivains et biologistes passionnés de sciences, intéressés par la liste des causes des différents comportement humain que par la mise en place d’une véritable phénoménologie comportementale d’un point de vue psychosomatique. Le temps est donc aujourd’hui davantage à la mise en lumière, par les psychologues, grâce à ces nouveaux domaines médicaux, des origines physiologiques et cérébrales des grands mystères émotionnels qu’ont, de tout temps, été les rouages de l’instinct et des sensations.