Mère qui travaille : comment éliminer le sentiment de culpabilité ?

Depuis des décennies, les femmes ont gagné le droit de ne plus être obligées de choisir entre maternité et indépendance financière et affective. Mais un sentiment insidieux se cache derrière cette liberté : la culpabilité. Culpabilité de travailler vis-à-vis de ses enfants, et d’être mère vis-à-vis de son employeur. La mère qui ne travaille pas se sent elle aussi coupable, de ne pas avoir rentabilisé ses études, d’être trop fusionnelle avec ses enfants, de ne pas gagner sa vie. Dans notre société, il est courant de voir les femmes faire jusqu’à trois fois plus d’heures de travail. De nombreuses mamans finissent par avoir une routine surchargée, ce qui entraîne diverses conséquences telles que le stress, la fatigue et le sentiment d’auto-accusation. Dans cet article, les conseils des psychologues sont données et vous allez découvrir tout ce qu’il faut savoir autour de la femme professionnelle et la maternité.

Apprendre à gérer la culpabilité et le stress de la mère qui travaille

La faute de la mère qui travaille devrait être comme une sorte d’avertissement qu’elle a besoin de toute urgence de changer radicalement sa vie. Peut-être ne fait-elle pas elle-même confiance à son pouvoir de transformation et de dépassement individuel, mais vivre avec l’auto-accusation ne fait que faire grandir et développer ce sentiment sans contrôle. La maman commence par se sentir coupable de trop travailler, en double et triple parcours, et de ne pas accorder à ses enfants l’attention qu’ils méritent. Ce sentiment d’auto-accusation de la maman qui travaille est dû en grande partie au facteur culturel et social, au machisme structurel de notre société, qui reste dans l’inconscient des hommes et des femmes et finit par affecter nos actions et notre quotidien. Avec l’auto-accusation de la maman qui travaille, dans son travail, souvent le patron ne respecte pas ou n’accepte pas la nécessité d’une harmonie entre les activités professionnelles et la maternité. 

Quoi qu’elles fassent, elles sont perdantes. Une étude menée dans 24 pays du globe vient de montrer que les tâches ménagères affectent aussi la santé des femmes qui pensent en faire moins que leurs congénères. En cause, un mécanisme d’auto-accusation qui influerait directement sur leur moral. En termes de bien-être, rappelle l’étude, les femmes les plus à plaindre restent celles qui effectuent une grande partie des ménages de leur foyer tout en travaillant, prisonnières de journées interminables et épuisantes. Mais c’est du côté de celles qui estiment en faire moins que la moyenne des femmes que se situe le véritable intérêt de l’enquête. 

En outre, un psychologue évoque un surcroît de stress, dont une partie serait directement transférée aux femmes par leur conjoint ou leur conjointe. Quand l’autre membre du couple se heurte à des difficultés du quotidien auxquelles il n’était pas forcément habitué comme la gestion des courses et des lessives et préparation du repas, son stress finit par se reporter sur la personne considérée comme compétente en la matière. Une sociologue spécialiste explique que le problème vient principalement des attentes projetées par la société sur chacun et chacune. Si la différence de temps passé sur les ménages est moins importante qu’avant, elle reste cependant énorme: 132 minutes quotidiennes pour les femmes contre 69 pour les hommes. Elle évoque un blocage culturel, qui cantonne la maman à un rôle de ménagères et continue à faire du mari celui qui subvient aux besoins financiers du foyer.

Conseils et idées des psychologues

En devenant mères, les femmes se sentent responsables de tout et à vie. La société ne se prive d’ailleurs pas de le leur rappeler. Celles qui s’acceptent et déculpabilisent trouvent leur équilibre grâce à un appui auprès du père et un renoncement à l’illusion de la toute-puissance maternelle. Manque de temps, de présence, de disponibilité, de tendresse, d’énergie : les mères se sentent constamment coupables. De ce qu’elles donnent ou ne donnent pas. De ce qu’elles font ou ne font pas. 

1. Noter les raisons pour lesquelles la mère qui travaille est fautive

Mettre par écrit les différentes raisons pour lesquelles elle se sent coupable est un processus de purification mentale et une activité thérapeutique. Citez vos intentions, vos objectifs, vos buts et vos besoins dans le quotidien. Vous pouvez ajouter des choses comme : vous avez besoin de gagner de l’argent pour garder vos enfants, vous aimez travailler, vous aimeriez rester à la maison plus longtemps, etc.

2. Faites une liste des choses dont vous ne voulez plus au travail

Ce sont les démissions qui permettront à maman de voir si elle a le bon poste. Les démissions peuvent être les solutions ou les coûts que la maman doit mettre dans la balance.

L’examen de ce qui peut être modifié et de ce qui peut être remplacé est le moyen le plus pratique de dresser la liste des étapes et des décisions à prendre.

3. Se tenir à l’écart des personnes négatives

Il est souvent normal de se rapprocher des personnes qui ont le complexe d’auto-accusation et de se nourrir de ce sentiment. La maman doit observer si la responsabilité provient d’elle ou de facteurs externes. Il y a aussi des cas où les pères de famille montrent du doigt la mère et soulignent les avantages de rester à l’intérieur pour que la maman ne s’occupe que des enfants. Ici, la faute de la mère qui travaille vient du côté masculin, par exemple.

4. Réflexion sur la lutte des femmes

Il est important de faire cet exercice d’empathie avec d’autres femmes et mères dans la même situation. Les défis qui ont un triple parcours sont des façons de penser que d’autres femmes sont confrontées aux mêmes problèmes. Lorsqu’une maman soutient l’autre, la maman se sent moins seule. Elle peut créer des réseaux qui l’aideront à alléger le fardeau d’une manière positive et éducative.

5. Voir la vie comme cyclique

Tout ne reste pas comme ça. La mère a été adolescente dans le passé, et une décision peut changer le cours d’une histoire. Il est important de considérer que les changements de vie et une décision à l’emploi pour un meilleur poste, un salaire convenable ou un changement de fonction peuvent être la meilleure issue. La psychologie vient à l’aide pour montrer que les femmes insérées de plus en plus dans le monde du métier sont conquérantes et méritent la place qui leur est due. Avec eux, de nombreuses étapes sont ouvertes pour la diversification des modes de participation égale au marché et à la maison également. Cela signifie un grand progrès dans la qualité de vie de tous.

Cependant, il est clair que de tels changements finissent par impliquer des relations sociales et familiales, et nécessitent un changement de comportement à cet égard. Une plus grande valorisation de la carrière des femmes, dans la reconnaissance de ses multiples parcours, l’analyse de l’impact que provoquent les liens entre les couples et avec leurs enfants. Des études montrent que cet impact de l’insertion des femmes dans le monde de la profession a été favorable à leur santé mentale et même physique. 

Cependant, en même temps qu’il profite à l’ensemble de votre quotidien, le rythme rapide devient de plus en plus complexe, vos exigences et vos responsabilités sont plus grandes, plus encore que celles des maris, étant donné la concurrence qui existe. En raison des nouvelles responsabilités, il est important que la maman veille à ce que cela s’accompagne de la même manière d’une réorganisation des ménages restantes de la vie domestique. Si la culture modifie lentement les façons de comprendre les rôles des deux sexes, il n’en reste pas moins que les mères portent un lourd fardeau sur les épaules.

La maman qui travaille et le congé 

La grossesse est un moment important pour une femme. Pour préserver son bien-être, sa sécurité et celle de l’enfant à naître, le congé de maternité permet à la future mère de suspendre son contrat de travail au cours d’une période qui se situe autour de la date présumée de l’accouchement. La durée de ce congé des parents varie selon le nombre d’enfants à naître ou déjà nés. Au cœur de cette page, vous trouverez toutes les informations à connaître sur la prise de permission , sur sa durée, l’indemnisation de la maman au cours du repos, les effets de la maternité sur le contrat de travail et enfin, les options qui s’ouvrent à la mère à l’issue de son droit. 

Congé parental ou partiel : vous avez l’un comme l’autre la possibilité de vous arrêter totalement de travailler pendant votre congé parental ou, si vous préférez, de réduire votre activité professionnelle. Si vous êtes salarié à temps plein, les deux choix s’offrent à vous. Soit vous décidez de prendre un repos total car vous souhaitez vous consacrer pleinement à votre enfant, soit vous préférez opter pour un temps partiel. Dans ce dernier cas, vous avez le droit de choisir le nombre d’heures que vous souhaitez effectuer sachant que vous ne pourrez pas travailler moins de seize heures par semaine.

Marlène Schiappa et « Maman travaille »

Marlène Schiappa a créé et présidé pendant une dizaine d’années Maman travaille, « le 1er réseau de mères actives », à l’origine notamment du pacte Transparence crèches sur l’attribution des places en crèches. Elle a également publié un livre porosant plusieurs astuces et idées pour les dames dans la arrière professionnelle. Élue locale, conférencière et romancière, elle est depuis mai 2017 secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Et bien sûr, elle est surtout mère de deux enfants. Pour concilier vie pro et vie familiale sans basculer dans la schizophrénie ni passer par la case burn-out, des meilleurs conseils et idées d’experts : coachs, sociologues, psychologues, présidents d’organismes, DRH mais aussi des astuces de dames qui travaillent, pour les 10 ans de l’association Maman travaille sont proposés. 

Le réseau Maman travaille porte devant les pouvoirs publics et les entreprises des propositions concrètes pour améliorer l’articulation vie professionnelle / vie familiale; l’égalité des sexes au service et au foyer. Il a été le premier espace de débats sur ces questions à une période où il n’existait ni ministère des droits des femmes, ni Haut conseil à l’égalité, ni Observatoire des parents. C’est une grande fierté pour tous les collaborateurs du réseau Maman travaille que sa fondatrice et présidente, Marlène Schiappa, soit nommée au Gouvernement et qu’elle y porte les projets de ces sujets qu’elle maîtrise bien et qu’elle a défendus pendant si longtemps dans un contexte difficile. Cette maman de deux enfants, était la référente d’Emmanuel Macron sur les questions des droits des femmes pendant sa campagne.

Marlène a toujours entraînée ses collaboratrices dans ses projets même les plus fous, elle a fait rentrer partout et elle a toujours pris la parole même quand on ne lui donnait pas pour porter haut et fort la voix d’une maman active. Sa capacité d’emploi hors norme, sa grande gentillesse, son sérieux pour défendre ses sujets, sa ténacité sont remarquables car elle ne lâche jamais rien, son tempérament de combattante, son exigence et sa rapidité parfois difficiles à suivre. C’est Marlène qui a porté dans le débat public en France les préoccupations d’une maman maman active. Elle a publié des travaux sur la maternité et la précarité, organisé des dizaines de débats, conférences, formations pour faire changer les choses, créé le concept de Plafond de Mère, alerté avec les études Maman travaille sur l’épuisement des mères actives et agit pour les modes de gardes avec le Pacte transparence crèches. Elle 

Travailler et allaiter, c’est possible

La reprise du travail est citée comme l’un des principaux obstacles à la poursuite de l’allaitement et de trop nombreuses mères baissent les bras avant même d’avoir essayé. L’Organisation Mondiale de la Santé recommande  l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de six mois, puis sa poursuite durant la phase de diversification. Cependant, les Françaises ne sont que 63 % à allaiter et moins de 30 % à le poursuivre après trois mois, des taux parmi les plus faibles d’Europe.  La reprise est citée comme l’un des principaux obstacles à la poursuite de lactation. Pourtant, concilier allaitement et activité professionnelle est possible, même le code du travail le prévoit. 

Le Code prévoit que les salariées qui souhaitent allaiter leur enfant puissent le faire durant les heures de boulot. Elles disposent ainsi d’une réduction de temps de , 1 heure par jour, répartie à raison de 30 minutes le matin et de 30 minutes l’après-midi et pendant 1 an, à compter de la naissance de l’enfant. En pratique, la maman peut utiliser ces pauses pour nourrir bébé si elle souhaite continuer d’allaiter exclusivement. Cela est possible si les distances permettent de s’absenter assez longtemps. Pensez éventuellement à la possibilité de faire garder bébé près de votre bureau. Elle peut également tirer son lait sur le lieu de boulot. En cas d’allaiter partiellement, elle peut donner des biberons de lait infantile la journée en semaine et nourrir bébé au sein le reste du temps, le matin, le soir, le week-end. Sachez que les entreprises de plus de 100 salariées peuvent être mises en demeure d’installer un « local d’allaitement » dans l’entreprise (ou à proximité), répondant à des critères précis d’hygiène et de sécurité.